Lumière sur :

PÉRIPHÉÉRIE

Les frères lampe de poche aiment le cinéma, aiment la vidéo, aiment les bandes originales.

Aujourd’hui, on met un coup de projecteur sur un projet, une rencontre entre le monde de la vidéo de Mau’ et celui de la musique d’Hervé Lapalud et Cie.

C’est agréable à l’œil, doux à l’oreille et bon pour le cœur (oui comme les oméga 3).

Pleins de petits épisodes vont se succéder, tous les lundi sur peripheerie.com

On va les accompagner au grès des tournées, des interviews, des voyages entre les villes, entre les scènes. Partager des petits moments de vie sous l’objectif attentif d’un Canon 60D bien maitrisé. C’est agréable, c’est humain, on se sent bien après une petite cure d’épisodes; essayez vous serez conquis.

Et comme ils sont super hype, ils ont une page facebook peripheerie

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Lumière sur :

Résultats TOP 2011

Merci à tous d’avoir partagés avec nous vos coups de cœur de l’année 2011 ! Voici donc le top des films de nos lecteurs, et vous avez plutôt bons goûts :)

1. Drive

2. Intouchables

3. The Artist

4. Le discours d’un roi

5. La guerre est déclarée

 

Ont été cités à plusieurs reprises dans vos votes :

- Polisse
- La piel que Habito
- Somewhere
- Minuit à Paris
- Crazy stupid love
- Black Swan

 

Et maintenant, place à l’année 2012 ! Bonne année ciné à tous !

 

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Lumière sur :

Votre TOP 3 2011

Il y a un moment pour enchainer les films, dévorer du cinéma, envahir les salles obscures… Et puis il y a un moment où il est temps de fermer les yeux quelques instants et de se remémorer les trouvailles de l’année, les mauvaises surprises mais surtout les coups de cœur. Et tiens, si vous choisissiez ce moment précis pour exercer votre mémoire et en sortir les 3 films qui pour vous, ont marqué l’année 2011 ?

Pour aider votre cerveau endolori par le froid, il y a bien sûr les avis des Frères Lampe de Poche, ainsi que le gigantesque TOP 2011 d’Allociné et la liste exhaustive des films de l’année.

Ce top nous tient très à cœur car c’est l’occasion de confronter nos avis à tous et de découvrir vos goûts ! Merci d’avance à ceux qui prendront le temps d’y réfléchir et encore mieux d’y répondre, vous avez jusqu’au 15 Janvier :) Vous allez me dire : « oui, mais comment je fais ? », et bien c’est très simple, remplissez ci-dessous le premier film, cliquez sur Next, puis le second et le troisième et validez (le nom et l’adresse sont facultatifs). A bientôt pour les résultats et bonnes fêtes dans les chaumières !

 

1er film :
2eme film :
3eme film :


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Les politiques et « l’exercice de l’Etat »

 

L’exercice de l’Etat est un film rare. En effet, arriver à traiter de la politique française bien réelle, vue de l’intérieur, sans dévier dans un film politisé et caricaturé est un exercice difficile (Le film la « La Conquête » nous l’avait montré en se perdant totalement au jeu). On investit les coulisses d’un ministère, son cabinet, sa conseillère en communication, ses tiraillements, ses conflits d’intérêts, et au bout de ce labyrinthe complexe, l’image donné par ce ministre. Il apparaît alors seul, comme un écran répétant le travail d’une équipe nombreuse et diverse. Pour jouer ce rôle, Olivier Gourmet apparaît comme un maître. Le film oscille entre convictions et renoncement ; humanité et superficialité, parfois dramatique, parfois documenté pour coller au plus proche d’une réalité méconnue et loin d‘être reluisante.

La performance des deux acteurs principaux est bluffante, parfois glaciale, parfois triste, toujours juste.

Après avoir vu ce film convaincant, on a envie de savoir où s’arrête la réalité et où commence la fiction. Ce film nous pose des questions sur la politique.

Pour y répondre, ou au moins pour en débattre, Télérama a eu la bonne idée de faire réagir deux personnalités politiques après le visionnage de ce film.

Je vous laisse découvrir.

 

 Télérama Cinéma : Nathalie Kosciusko-Morizet et Michel Rocard débattent de “L’Exercice de l’Etat” :

En France, politique et cinéma n’ont jamais fait la paire. L’événement est donc considérable : un film politique, mieux, un film sur la politique, plongée au cœur de l’Etat, qui réussit le tour de force d’être exigeant et romanesque. Avec de formidables acteurs – Olivier Gourmet en ministre des Transports et Michel Blanc en directeur de cabinet –, L’Exercice de l’Etat, de Pierre Schœller, sorti mercredi 26 octobre 2011, nous montre un Etat mal en point, contraint à la privatisation des gares pour se renflouer. Toute ressemblance…

Nous avons demandé à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, et à Michel Rocard, ex-Premier ministre, de voir le film et d’en débattre. Si leurs visions divergent, leur même foi dans le rôle de l’Etat est plutôt réconfortante.

Quel est votre sentiment après avoir vu L’Exercice de l’Etat ?
Michel Rocard :
C’est un beau et bon film. J’ai bien aimé. Et vous ?
Nathalie Kosciusko-Morizet :
Je le trouve un petit peu désespérant…
M.R. :
Il en est ainsi du métier, non ?
N.K.-M. :
Je ne suis pas encore désespérée du métier.
M.R. :
Veinarde !

En quoi ce film est-il désespérant ?
N.K.-M. :
Il manque le sens de l’engagement de ce ministre, le sens de sa vie. Le film montre avec justesse à quel point c’est fatigant, dur, physiquement, mais on se demande pourquoi cet homme fait tous ces sacrifices.
M.R. :
Il est vrai qu’on ne tient dans ce cirque infernal que si l’on croit à quelque chose, ce qui ne se voit pas dans le film. J’ai eu, ce que vous, madame, n’avez apparemment pas : des relations difficiles avec le président de la République. Je n’ai tenu que parce que je me faisais une idée nouvelle d’une gauche plus responsable et plus compétente. J’ai tenu au nom de cette cause, aujourd’hui gagnée.

Ce ministre aux convictions fluctuantes que présente le film ne serait pas crédible ?
M.R. :
Des ministres à conviction modérée ou incertaine, c’est fréquent. Celui du film a tout de même au départ une conviction : il ne veut pas privatiser les gares. C’est une conviction sur la nature du service public.
N.K.-M. :
Mais une conviction sur les gares ne suffit pas à dessiner une vision du pays ou un engagement ­politique ! On ne comprend pas vraiment quelle est sa motivation. D’où cette impression de tristesse, de vide, de désespérance. Pour faire ce travail, il faut être porté par une vision qui ­dépasse tel ou tel sujet ponctuel.
Le cinéma français s’aventure rarement sur le terrain politique, con­trairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, où la fiction politique – on l’a vu avec une série comme A la Maison-Blanche – est un genre attractif, populaire. L’Exercice de l’Etat est intéressant parce qu’il cherche une vérité. Seulement, l’hyperréalisme ne conduit pas forcément à la vérité. En peinture, vous avez des toiles qui ressemblent à des photos, mais qui ne disent rien. Ce film est très bien fait, mais qu’est-ce qu’il dit ?
M.R. :
Je n’ai pas la même lecture. Nous vivons dans une société qui a cru que le marché n’avait plus besoin de puissance publique organisatrice et qui le paie au prix d’une crise terrible. Les gares du film, ce n’est peut-être pas grand-chose a priori, mais c’est tout le symbole de la puissance publique. J’y vois un admirable combat qui se trouve être le mien, et qui n’a pas dû vous faire plaisir…
N.K.-M. :
Mais en tant que ministre des Transports je ne propose pas du tout la privatisation des gares ! Plus sérieusement, le film ne montre aucune vraie discussion politique sur ce que sont les services offerts dans les gares, sur ce que les usagers attendent. Que les choix politiques soient durs, qu’il y ait de la violence dans le monde politique, certes, mais il y a un sens derrière les décisions. Et, encore une fois, ce sens n’apparaît pas à l’écran.
M.R. :
Je le devine, moi, ce sens, même s’il n’est pas explicitement dans le scénario. Dans l’intensité du combat de ce ministre des Transports, je sens une force, une vision d’ensemble. Et, du coup, je ne sors pas du tout démoralisé du film.

En 2008, Nathalie Kosciusko-Morizet, vous entrez violemment en conflit avec votre ministre de tutelle de l’époque, Jean-Louis Borloo, qui ne vous a pas soutenue sur un vote limitant la culture OGM, vote qui vous a valu d’être « recadrée » par le Premier ministre, François Fillon…
N.K.-M. :
Mais j’ai gagné sur le fond ! Aujourd’hui, il n’y a aucun OGM commercial cultivé en France grâce au moratoire qu’on a mis en œuvre à l’époque. Ma position sur le sujet a donc été entérinée. Il faut accepter le conflit, il fait partie de la vie politique. C’est même louche, inquiétant, quand tout le monde est d’accord avec le chef. Les conflits doivent être fondés sur des convictions, pas sur des questions de personne.

Vous êtes quand même souvent en contradiction avec ceux qui ne partagent pas vos convictions environnementales à droite… En 2010, rebelote, vous exprimez votre solidarité avec Chantal Jouanno, qui avait pris votre succession au secrétariat d’Etat à l’Ecologie, s’était dite désespérée par le report de la taxe carbone, et s’était fait elle aussi « recadrer »…
N.K.-M. :
Dans un collectif, il y a des moments où on arrive à faire avancer les choses et d’autres où l’on n’y parvient pas. La fiscalité environnementale, on y viendra tôt ou tard : il faudra taxer plus la pollution et moins le travail. Je continue à y œuvrer, sous d’autres formes. Ce matin, j’ai écrit au président pour que les produits phytosanitaires, trop utilisés par notre agriculture, ne bénéficient plus d’une TVA à taux réduit…

Michel Rocard, dans le désaccord, vous avez été jusqu’à démissionner…
M.R. :
Oui, mais j’avais fait l’essentiel ! Mitterrand m’exprimait son désaccord mais, en bon constitutionnaliste, respectait ce qui relevait de la compétence gouvernementale.

La vie politique est-elle romanesque ? Est-ce qu’elle appelle la fiction ?
N.K.-M. :
Elle est romanesque si vous mettez du sens dedans ! Si vous êtes dans une forme d’épopée, si vous parlez de l’avenir de la société. Ce n’est pas le cas de L’Exercice de l’Etat, qui décrit de façon détaillée un milieu déconnecté de la société : les rares moments de contact du ministre avec les gens – les manifestants qui cernent sa voiture, la soirée dans la maison de son chauffeur – sont empreints d’une grande dureté.Le passage pour un politique d’un ministère à un autre paraît incompréhensible au commun des mortels. Dans le film, la femme du chauffeur du ministre s’en indigne…
M.R. :
Mais la politique n’est pas un métier technique ! Il y a quantité de gens dans les ministères pour étudier les techniques, pour les écrire, les préciser, les politiques ne sont ni ingénieurs ni chercheurs en sciences humaines. Le métier politique consiste, dans un choix de difficultés, à retenir la solution peut-être pas la meilleure mais qui sera la plus acceptable par l’opinion publique, et à la faire passer… C’est un métier polyvalent, il faut faire attention à quantité de choses, faire preuve de plasticité.
N.K.-M. :
Moi, je suis ingénieur, et ça m’aide bien, tout de même. Quand vous vous réveillez le matin avec une explosion nucléaire à Fukushima, c’est bien de savoir quelque chose en la matière. Je me suis passionnée pour mon sujet – les questions environnementales – avant d’être au gouvernement. Je partage l’idée qu’il n’est pas nécessaire d’être expert, mais ça aide à ne pas les traiter froidement, nos sujets…

On voit dans L’Exercice de l’Etat un haut fonctionnaire qui va vers le privé et qui dit que l’Etat n’a plus de pouvoir, que c’est une vieille godasse trouée…
N.K.-M. :
Il y a toujours en politique des égarés qui, dans la pratique, finissent par s’avouer à eux-mêmes et à révéler aux autres qu’ils n’ont rien à faire là. Un exemple : certains n’aiment pas les élections, n’ont pas envie d’aller chercher les suffrages populaires, ça les angoisse. Mais un politique qui n’aime pas les élections n’a rien à faire en politique, du moins en démocratie. C’est pareil pour ce personnage du film dont vous parlez, le directeur de cabinet du ministre du Budget : il n’a pas le sens de l’Etat.
M.R. :
Je me classe parmi ceux qui n’aiment pas beaucoup les élections…
N.K.-M. :
Vous avez dû souffrir !
M.R. :
J’en ai gagné une flopée ! Mais je suis entré en politique pour agir, pour faire la paix en Nouvelle-Calédonie ou faire le RMI. Or, toute période électorale est une période d’indécision politique, ce qui peut être tragique. Faire campagne revient parfois à dire : « Votez pour moi, mes chéris, il fait chaud à la maison. » On échap­pe difficilement à cet aspect peu digne du suffrage universel.
N.K.-M. :
Les campagnes sont quand même un moment de vérité ! Face aux spots braqués en permanence sur lui, un homme révèle sa part de vérité. On voit ce qu’il a dans le ventre.
M.R. :
J’ai soixante ans de vie publique, le spectacle du déshonneur dans la contrevérité, de l’argumentaire électoral dépourvu de réalité, j’ai fini par trouver cela encombrant.
N.K.-M. :
Il est vrai qu’il y a beaucoup de simulacres et de mensonges en politique. Mais la vérité finit toujours par sortir ! Il arrive par exemple que chez certaines personnalités ­politiques l’image ne corresponde pas à l’être humain. Vous ne sauriez pas l’expliquer mais vous vous dites qu’il y a un truc, qu’il y a un doute. Cette dissonance-là se met à hurler dans vos oreilles en période de campagne, lorsque l’addition des petits mensonges éclate et que les choses se révèlent dans leur crudité.

Pourquoi parle-t-on en politique de « storytelling », cette méthode de communication fondée sur la construction d’un récit ? On parle aussi de « séquence politique », comme s’il s’agissait de fiction, de mise en scène ?
M.R. :
On a changé de monde quand on est passé de l’écrit à l’image. La télévision a tué le long terme et la complexité, pour lesquels il faut le temps de la lecture, de l’imprimé. Cette disparition a appelé un produit de remplacement : les destins individuels, les drames, les crises… Je crains qu’on ne vote qu’avec des critères de plus en plus incertains.
N.K.-M. :
Il me semble que l’époque du storytelling est en train de passer derrière nous. Parce que, aujourd’hui, la question que posent les Français est celle de l’utilité. Je passe du temps sur Internet, je tweete, il m’arrive de recevoir des réactions brutales : vous servez à quoi ? Qu’avez-vous obtenu ? Quel est le résultat ? Il y a une obligation de résultat. Le storytelling, c’est une technique, vous aurez toujours des communicants pour vous la vendre, mais le travail du politique est de produire du sens, d’être utile. Produire du sens, c’est d’ailleurs une manière d’être utile, car une société a besoin de savoir où elle va. Les communicants cherchent à habiller cela. Je comprends la conseillère com au début du film : elle cherche à savoir quels sont les médias présents, c’est sa contribution. La séquence est assez bonne, le ministre, lui, la respecte, mais ne se laisse pas trop envahir…

La politique est-elle « une meurtrissure permanente », comme on l’entend dans le film ?
M.R. :
Le mot « permanent » est faux. Le soir du vote sur le RMI ou de la signature des accords de Matignon, il n’y avait pas meurtrissure, le champagne coulait à flots partout. Et nous avions l’impression d’avoir donné un mieux à notre pays, et de la noblesse à notre métier. Meurtrissure permanente, non. Meurtrissure fréquen­te, absolument.

L’homme politique doit aussi donner de son corps, non ?
M.R. :
Le film est là-dessus très vrai. On fait mener aux responsables politiques des rythmes impossibles. L’histoire de l’accident, au début du film, je l’ai vécue en 1988, à peine nommé Premier ministre. On me ­réveille pour un énorme accident de chemin de fer à la gare de l’Est. On insiste, alors que je sais pertinemment que la présence de personnalités sur de tels lieux est un empêchement pour les pompiers et les sauveteurs. J’arrive dans une pagaille indescriptible, il y avait trois cents « touristes d’accident ». J’ai piqué une méga ­colère, j’ai ordonné qu’on écarte d’au moins 30 mètres tout le monde, je pense que j’ai contribué à sauver des gens, voilà ma religion sur les grands accidents. Tous les hommes politiques devraient s’abstenir d’y aller pour ne pas perturber le travail des spécialistes. C’est une vérité qui gêne les journalistes, qui veulent nous voir sur place.
N.K.-M. :
Il ne faut pas aller dans le très chaud, au moment où on peut gêner. En revanche, c’est important d’être présent sur les lieux d’un accident lorsqu’il y a des choses qu’on ne peut pas dire depuis un bureau parisien. Lorsqu’on a eu un accident industriel en zone nucléaire à Marcoule, j’y suis allée parce qu’il n’était pas possible de dire depuis Paris qu’il n’y avait pas de danger radioactif. Les messages sont entendus différemment selon les lieux d’où on les porte.

Le film montre une solitude extrême de l’homme politique…
N.K.-M. :
Ce ministre, qui n’a plus de vie, s’est laissé dévorer. Il ne faut pas risquer le déséquilibre. Parce que arrive un moment où l’on n’est plus utile, où on ne peut même plus être bon. On voit le personnage qui s’appauvrit au cours du film, mais c’est sa responsabilité, pas celle de la politique : il n’a pas pris les moyens de ­rester lui-même et de garder une part ­réservée. Mon cabinet sait bien que la seule raison pour laquelle je pourrais ne pas emmener mes enfants à l’école, c’est quand il y a une matinale obligatoire sur une radio.
M.R. :
Je vous trouve optimiste. S’échapper ne serait-ce que vingt-quatre heures, on le paie…

Ça ne rit pas beaucoup dans ce film, il y a peu d’humour dans les relations de travail. Est-ce que cela vous semble vrai ?
M.R. :
Oui. On ne rigole pas beaucoup dans les ministères…
N.K.-M. :
Je trouve qu’il y a beaucoup de tensions dans ce film, et pas de respiration. Bien sûr, un cabinet ministériel, ce n’est pas Embrassons-nous, Folleville ! L’ambiance de travail décrite dans le film est juste. Mais il arrive quand même qu’on rie, qu’on ait des mouvements d’empathie.

Aujourd’hui, l’Etat est en difficulté et prend l’eau. Y a-t-il des domaines où il ne doit pas lâcher ?
M.R. :
Cela n’a pas de sens de définir des domaines. L’Etat doit préserver l’essentiel, c’est-à-dire sa responsabilité de dire le chemin collectif. Et c’est d’abord un combat intellectuel : il faut combattre les thèses monétaristes portées depuis les années 70 par quatorze Prix Nobel d’économie. En 2007, les chefs d’Etat ont mis à la poubelle en moins de quinze jours l’enseignement majeur de cette école, à savoir qu’on n’a pas besoin de l’Etat en économie. C’est grâce à l’intervention massive des Etats qu’on a empêché qu’un krach boursier ne devienne une récession massive.
N.K.-M. :
On ne peut pas dire que l’Etat prenne l’eau. On voit surgir ­depuis 2008 une demande nouvelle d’un d’Etat régulateur, médiateur, accompagnateur. Cela intéresse au premier chef la politique économique mais aussi les grandes politiques publiques : environnement, éducation et santé. Cela ne se ferme donc pas autour du seul débat sur le monétarisme et sa critique.

Mais les Etats sont aujourd’hui surendettés…
N.K.-M. :
C’est le résultat de choix passés, d’une désobéissance aux critères de Maastricht [pas plus de 3% de déficit, NDLR]. La discipline budgétaire est une obligation, et les déclarations socialistes m’inquiètent.
M.R. :
C’est sous l’influence des thèses monétaristes qu’on a interdit aux banques centrales d’émettre de la monnaie, ce qui oblige les Etats à emprunter sur le marché avec intérêts, et aggrave leur endettement ! Il faut une riposte intellectuelle sur le thème : jusqu’où doit-on payer ses dettes ? Il y a un seuil limite au-­dessous duquel on doit faire atten­dre les marchés pour ne pas sombrer dans la récession.

Un gouvernement de droite peut-il penser comme cela ?
M.R. :
La droite française est protégée par une double tradition, colbertiste et gaulliste, qui fait que la fonction de l’Etat est moins mise en cause que dans les autres grands pays occidentaux. La droite française n’est pas monétariste en bloc. Le Nicolas Sarkozy de 2006 faisait campagne en France pour répandre le crédit hypothécaire pour le logement, système qui a coulé l’économie américaine. Mais celui de 2007-2008 s’est illustré par la rapidité avec laquelle il s’est battu pour une intervention publique.
N.K.-M. :
La gauche un tantinet ­incertaine que l’on découvre risque de ne pas être à la hauteur.
M.R. :
Moi, j’ai davantage confiance dans la gauche pour mener cette politique.

 

Article original : http://www.telerama.fr/cinema/nathalie-kosciusko-morizet-et-michel-rocard-debattent-de-l-exercice-de-l-etat,74475.php

 

 

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TOP 3 2010 : les résultats

Vous avez été nombreux à répondre à notre sondage sur votre TOP 3 ciné de l’année 2010. Merci à tous d’avoir partagé vos opinions, il est maintenant temps d’en faire le bilan.

Inception ravit la première place de votre classement, cité par près d’une personne sur 2 dans leurs tops. Le film de Nolan aura vraiment marqué nos esprits cette année.

2ème film et 2ème Di Caprio ! Le thriller de Scorsese, Shutter Island, prend la seconde place. Alors ? Il était fou, ou c’était un coup monté ?

Le film d’animation de l’année est donc Toy Story 3 pour nos lecteurs ! En reprenant leur premier film, les studios Pixar s’assurent comme toujours, un succès indétrônable.

Décidément un TOP 3, ce n’est pas suffisant pour représenter vos votes très variés. On renquille donc avec vos 3 films suivants préférés :

The Social Network réussit le pari de parler d’un service internet (qui a tout de même changé bon nombre de vies), tout en offrant un vrai scénario et une très belle image. Le talent de Fincher n’y est certainement pas pour rien !

Kick-ass, La parodie de supers héros délirante, se hisse à la cinquième place dans vos cœurs.

De justesse ! Un film français vient se placer dans ce top, avec le très drôle et frais Le Nom des Gens !

Rah, ce n’est toujours pas satisfaisant ! Vous avez cité tant de films dans vos réponses… Puisque c’est comme ça, voici une petite liste d’œuvres que vous avez été plusieurs à mettre en avant :

  • Machete
  • Dans ses yeux
  • Buried
  • Les petits mouchoirs
  • Le bruit des glaçons
  • HP7
  • Moi moche et méchant
  • Soul kitchen
  • Kaboom
  • Océans
  • Biutiful

Concours votre TOP 3 2010

Il est temps d’annoncer maintenant le gagnant de la place de cinéma que nous avions mis en jeu à l’occasion du sondage. Il s’agit de Thomas Buffet :D (On l’applaudit bien fort)

Merci évidement à tous pour votre participation !

TOP 10 des FLDP

Hé, mais on ne vous a pas donné notre TOP à nous ! Ça vaut ce que ça vaut, mais voici où se sont portées nos préférences :

Rofraitryat

Rofraitryat

  1. Shutter Island
  2. Ghost-Writer
  3. The Social Network
  4. Toy Story 3
  5. Le nom des gens
  6. Soul Kitchen
  7. Inception
  8. A Serious Man
  9. Gainsbourg
  10. 8th wonderland

Karibou

Karibou

Non ordonnés :

  • Le Nom des Gens
  • Toy Story 3
  • Shutter Island
  • Fantastic Mr Fox
  • Rubber
  • Anvil!
  • Valhalla Rising
  • Scott Pilgrim
  • Faites le Mur
  • Expendables

Mysterarts

Mysterarts

  1. The Social Network
  2. Le Nom des Gens
  3. Buried
  4. Inception
  5. Shutter Island
  6. Toy Story 3
  7. Ghost-writer
  8. Kick-ass
  9. Serious Man
  10. Océans
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Votre TOP 3 2010

Bonjour à tous !

Et voilà que les derniers jours du mois de décembre s’égrainent inexorablement. Comme en chaque fin d’année, l’heure des bilans a sonné. 2010 fut-elle une année cinéma pour vous ? Avez-vous vu des films qui vous ont marqués ? Pensez-vous qu’il en restera quelque chose lorsque dans quelques années, vous y repenserez ?

Les frères Lampe de Poche vous proposent de partager nos rétrospectives respectives en donnant votre TOP 3 2010. Encore un Top ? Oui, ils sont nombreux à fleurir (voir celui d’allociné pour donner des idées), mais celui-ci, c’est vous qui le faites et ça, c’est vraiment top (contrairement à ce calembour à 2 sous).

Concours : Gagnez une place de cinéma avec les FLDP !

Pour vous remercier de prendre le temps de remplir ce sondage, nous vous proposons de participer à un tirage au sort qui vous permettra peut-être de remporter une place de cinéma*. (Trop la classe, mon premier astérisque !). Une fois que vous avez transmis vos 3 films, pensez simplement à indiquer votre adresse mail : vous serez alors automatiquement en lice pour le tirage au sort. Vous avez jusqu’au 21 janvier 2011 !

*Conditions : dans la salle de cinéma de votre choix, jusqu’au 31 juillet 2011, pour un montant maximum de 10€. Remboursement sur justificatif par chèque ou virement paypal.

Allez hop, c’est à vous ! Et n’hésitez pas à indiquer et commenter vos tops dans les commentaires : il est encore temps de faire élire votre coup de cœur, meilleur film 2010 !

Quels films avez-vous préférés cette année ?


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Absurd Suburb

Absurd Suburb : Blog Dessin à tendance Absurdo Mégalo Schyzo Electro Gigolo par Ariel et Karibou.

En voila une belle description pour un blog de dessin, vous l’aurez compris, orienté vers l’humour absurde !
Ariel et Karibou (que vous avez déjà pu apprécier pour ses critiques passionnées et passionnantes sur les Frères Lampe de Poche), illustrent des petites histoires hilarantes et souvent grinçantes. Même si la majorité des comic strips est réalisée au crayon noir, certaines intègrent de la couleur, des photos ou encore d’autres images. Le blog est aussi complété par d’autres amis des deux principaux dessinateurs, on retrouve ainsi certains personnages dans leurs débâcles de la vie quotidienne…
Le second degré, l’ironie et l’absurde sont donc de mise pour ce sympathique blog, régulièrement actualisé et à la pointe de la technologie (oui oui, vous pouvez même les suivre sur Twitter et sur Facebook trop fou !)

http://absurdsuburb.over-blog.com/

PS : Mention spéciale aux bannières du blog qui changent à toutes les actualisations et qui sont plus drôles les unes que les autres !

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Blabla’ctu

Envie de découvrir une WebTV originale et pleine de peps ?

Allez vite faire un tour du côté de Blabla’ctu ! Réalisée par des étudiants de l’IUT de Chambéry en Services et Réseaux de Communication (le meilleur DUT du monde !), l’émission vous en fera voir de toutes les couleurs à travers leurs rubriques déjà mythiques : astuces, art, face de bouc, twitter ou encore cinéma. Quelques brefs passages trouveront plus de résonance pour les étudiants du coin, mais grâce à l’humour des deux présentateurs vedettes, ce sont tous les bout-en-train, les amuseurs, les blagueurs, les plaisantins qui sommeillent au fond de chacun de vous (si si, même de toi, petit homme tout triste avec tes grosses lunettes, vers le radiateur) qui trouveront inspiration et joie de vivre.

Laissez éclatez votre bulle : courrez voir http://www.blablablah.fr

Bravo à vous 6 pour votre boulot, vos designs colorés, vos ptites blagues bien placées et vos cheveux découpés à la serpe : on attend les épisodes suivants avec impatience :)

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Lumière sur :

Résultat du TOP 2009

Nous vous demandions dans ce « Lumière sur » votre TOP 3 2009, et vous avez été tous pleins (c’est gentil :smile: ) à partager vos préférences pour cette belle année qui vient de se finir ! (Bonne année au passage ! Ça, c’est fait…) Il s’agissait d’un exercice difficile, car choisir 3 films parmi toutes les pépites qu’on a pu voir défiler, ça exigeait des sacrifices ! Voici les résultats tant attendus :

1. Inglourious Basterds : le dernier Tarantino remporte une bonne partie des suffrages. Il s’agit néanmoins d’un genre bien particulier, qui ne plaira pas à tous les publics ;) Mais c’est sans conteste, un très bon Tarantino. Voir nos Avis sur ce film

2. Un Prophète : un film français en très bonne position ! (Aaah, un peu de chauvinisme !). L’intensité du dernier Audiard a su toucher notre lectorat… Voir nos Avis sur ce film

3. Gran Torino : l’émotion dégagée par un terrible mais finalement subtil Clint Eastwood ne vous a pas laissé insensible !

4. Avatar et Slumdog Milionnaire : arrivent égalité dans vos classement, mais la très récente sortie d’Avatar ne permet pas de rendre sa position très représentative : certaines personnes ayant votées avant d’aller le voir. Voir nos Avis sur Avatar et sur Slumdog Milionnaire.

5. Very Bad Trip et Là-Haut : pour terminer ce Top 5, 2 genres pas encore représentés : une comédie bien américaine et un Pixar (oui, c’est un genre !). Voir nos Avis sur Very Bad Trip et Là-Haut.

Vous avez aussi cité à plusieurs reprises les films suivants :

  • L’étrange histoire de Benjamin Button
  • Le Ruban Blanc
  • OSS 117 : Rio ne répond plus
  • Good Morning England
  • Still Walking
  • Micmacs à tire-larigot

Il s’agit bien entendu d’un classement à prendre avec les pincettes nécessaires, car établi hors des règles de l’art, mais il représente tout de même une bonne idée des gouts des visiteurs des frères Lampe de Poche. Nous sommes d’ailleurs plutôt d’accord avec vous : la plupart des films cités se trouve dans notre catégorie « coups de cœur » !

Les TOPs 2009 des frères Lampe de Poche

Mysterarts : je suis très content du résultat du sondage TOP 3 2009, car il est très proche de mes propres préférences :cheerful: Ainsi, on retrouve les 2 mêmes premières places, suivies d’Avatar, vus après la lancement du sondage. La plupart des autres occurrences de mon Top se retrouvent dans vos réponses, à l’exception de quelques films que vous avez certainement ratés sinon vous les auriez cités ;) Et pourquoi un TOP aussi long ? Parce que je voulais vraiment que les petites perles de l’animation et du stop motion que l’on retrouve vers la fin du classement, y apparaissent.

  1. Inglourious Basterds
  2. Gran Torino
  3. Avatar
  4. Un Prophète
  5. OSS 117
  6. District 9
  7. Whatever Works
  8. Là-haut
  9. Good Morning England
  10. Morse
  11. Very Bad Trip
  12. Le secret de Kells
  13. Slumdog Millionaire
  14. Coraline
  15. Mary & Max
  16. Ponyo

Rofraitryat :

  1. Inglorious Basterds
  2. OSS 117
  3. Micmacs à tire larigot
  4. Gran Torino
  5. Good Morning England
  6. Avatar
  7. Welcome
  8. Hotel Woodstock
  9. Very Bad Trip
  10. Brüno

Karibou :

  1. Avatar
  2. The Chaser
  3. Les Noces Rebelles
  4. District 9
  5. Bronson
  6. La-Haut
  7. The Wrestler
  8. Inglourious Basterds
  9. Un Prophete
  10. Brüno

Si vous aussi vous voulez partager un TOP, quel qu’en soit son format, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires ! Encore une fois, merci à tous de votre participation.

Et que 2010, soit un grand cru :)

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Lumière sur :

2009 : Votre Top 3

top3

Hello !

Cette fin d’année n’est pas très riche en films passionnants pour les frères Lampe de Poche, ce qui n’est pas le cas de l’année 2009 dans sa totalité :) Il y a eu de jolies pépites, au milieu des mystérieuses productions insaisissables et des gros cailloux tout moches… On s’est amusé à faire un petit tri personnel dans cette rivière cinématographique, qu’on vous transmettra à la fin de l’année. Mais avant, en aimerait bien que vous sortiez votre tamis et que vous nous proposiez votre petit TOP 3 de l’année 2009 !

Pour vous aider, un petit lien qui peut aider à se rappeler : Allociné – Top 2009

Alors, quels films avez-vous préférés cette année ?


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