Les Trois Mousquetaires


Mysterarts

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Une époque faste, des héros charismatiques, une histoire épique, il y a tout dans le roman de Dumas pour créer un film resplendissant et un divertissement haut de gamme. Anderson aura au moins réussi à me faire rire ! À ses dépens certes, mais à gorge déployée.

Il y a de nombreux écueils dans lesquels un blockbuster hollywoodien de film d’aventure peut échouer. Un montage sous cocaïne, des effets kitshs, des acteurs célèbres à côté de leurs pompes ou copiant Johnny Depp ou encore de l’humour prévisible. Non content de les aligner tous sans exception, le réalisateur parvient encore à aggraver son cas en ajoutant une 3D inutile (et je suis le premier à la défendre lorsqu’elle apporte quelque chose), et des situations complètement grotesques.

C’est bien simple : j’ai passé la séance à lever les bras au ciel (désolé pour mon voisin de derrière à ce propos) et à écarquiller les yeux devant les scènes incongrues, les anachronismes qui ne semblent pas voulus et autres extravagances physiquement absurdes.

Même les acteurs ne semblent y croire, et ça se sent. Entre ceux qui en font des tonnes, ceux qu’on a envie de cogner (je ne citerai aucun nom – pas mon genre – mais je le préférais en elfe) et ceux qu’on a tant aimé et qui se retrouvent si bas (Christoph Waltz, bon sang !), le casting est aux petits oignons !

Avoir une telle matière et la laisser cramer ainsi sur le feu, c’est vraiment du gâchis. Vous pouvez toujours aller voir ce film, mais je vous conseille de le prendre comme une parodie, ou tout simplement comme un bon nanard sauce capes et d’épées roussie.

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Le présumé m’a tuer

Rofraitryat

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Après « Omar m’a tuer » il y a quelques mois, « Présumé Coupable » semble reprendre en nombreux points la recette du film. Une histoire vraie, très médiatisée, des Hommes accusés à tort, et surtout la mise en lumière des travers de la justice. Dans les deux films, l’acteur principal semble s’être livré à une véritable performance physique (les fameux 27 kilos perdus par Torreton) et mentale (la dépression qui suit le film, les rencontres avec les véritables protagonistes…).

Les deux films ont été fait avec l’aval des premiers concernés, qui se réservaient un droit d’abandon total du métrage. Plus qu’un accord, ils ont aidé les acteurs à leur ressembler et les similitudes sont toujours assez bluffantes. On est alors tout de suite emporté dans chacune des histoires, sans décrocher jusqu’au générique final. L’émotion est parfois vive pendant le film, tant la reconstitution des destins brisés colle à la réalité.

Ces films sont aussi issus d’une véritable envie des réalisateurs de montrer, au delà des histoires personnelles qui se déroulent à l’intérieur, une partie de la réalité judiciaire. Beaucoup de questions se posent à la lumière de ces films. Comment un système judiciaire d’un pays vantant la démocratie peut il faire de telles erreurs, qu’elles soient volontaires ou non ?

Mais au delà des questions posés au sein du film, se dévoilent vite, pour nous, spectateurs, des questions sur ces films. Quelle légitimité et compétence, les réalisateurs détiennent ils pour dresser un portrait aussi sévère de la justice ? Comme lors de ces histoires où la justice n’a enquêté et plaidé qu’à charge, les films ne répètent-ils pas l’erreur d’un réquisitoire subjectif, partiel et entièrement orienté contre le système judiciaire ? Bien sûr ,les métrages expriment un point de vue particulier, mais il est tellement fort, paraît d’un coup tellement évident qu’il mériterait plus de recul. On est pris et captivé dans l’histoire, celle que l’on a longtemps entendu « dans la réalité », dans les journaux, et on nous montre la version que l’on attend. Il ne faudrait pourtant pas s’arrêter à l’affaire, ni au juge, mais approfondir; approfondir pour prendre du recul, pour tenter d’expliquer les erreurs que tout un système a faites. Les films, bien sûr, s’arrêtent sur des personnalités, et on ne peut pas leur reprocher de se limiter aux premiers protagonistes tellement le fil à remonter serait long pour tenter de dénouer les raisons des fiascos de tel ampleur. Alors, même si ils sont partiels et bien obligés de se formater pour d’abord captiver le public, ces films ont une force incroyable. La force de nous mettre en colère, de nous indigner, de nous donner envie de changer les choses, ou au moins de les faire avancer dans un meilleur sens. C’est voulu, Vincent Garenq le répète « Je ne veux pas que Présumé Coupable émeuve, je veux qu’il mette en colère ».

Après être arrivé à mobiliser l’opinion publique sur les déviances de la justice à grands coups de drames hélas bien réalistes, l’heure a sonné de réclamer un documentaire pouvant approfondir ce que ces deux films esquissent et critiquent, le système judiciaire français. Enfin, comme une suite logique à l’indignation provoqué par ces films, il nous faut nous donner les moyens de l’engagement, de l’approfondissement, de la réflexion par le recul et enfin, de l’action. Car la vraie finalité de films comme ceux-ci, c’est le changement de ce qu’ils critiquent tant.

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La Défense Lincoln

La defense Lincoln

Mysterarts

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Vous qui cherchez une enquête croustillante à vous mettre sous la dent, vous qui voulez voir autre chose que les Experts, vous qui aimez les polars, arrêtez-vous quelques instants sur ces lignes…

La Défense Lincoln doit son titre à la voiture qui sert de bureau à Michael Haller (Matthew McConaughey), avocat à Los Angeles. Ce n’est – évidemment pas l’éthique qui définit cet homme du barreau qui n’hésite pas à magouiller avec son enquêteur privé, afin de libérer les pires fripouilles (excusez mon vocabulaire). Jusqu’ici, rien de bien étonnant, on est aux État-Unis, non ?


Après une petite introduction bien décidée à nous montrer que c’est super cool d’être manipulateur, Maitre Haller est engagé par un fils-à-maman-riche (Ryan Phillippe), accusé d’avoir tenté de violer une serveuse (ce qui est plutôt mal vu). Le suspect n’est pas si mal barré, puisqu’aucune trace de sperme n’a été trouvée sur le col de l’innocente victime car cette dernière a réussi à assommer son agresseur avant qu’il n’ait pu agir. Mais du coup… Est-ce que ce ne serait pas un coup monté ?

Ce n’est là que le premier dilemme que va rencontrer l’avocat dans sa quête de la vérité. Oui, de la vérité, car habituellement c’est plutôt la quête de la libération de son client et de la mallette de billets verts qui l’intéresse, mais cette fois, c’est différent. L’homme va se retrouver directement impliqué et va devoir user de toute sa ruse pour s’en sortir.


Le scénario est plutôt bien fagoté : sans nous tenir en haleine et nous surprendre à chaque rebondissement, il ne laissera qu’une petite déception pour sa conclusion, mais assurera le spectacle. La mise en scène quant à elle, profite d’une légèreté et d’une simplicité de bon aloi. Même les acteurs adoptent un jeu sobre et juste que l’on n’attendait pas. Les deux protagonistes masculins, avocat et client, ont tous deux eu une carrière faite de films sentimentaux bon marché (surtout le premier), et c’est avec plaisir qu’on les retrouve dans ces rôles bien taillés.

Sans être un chef d’oeuvre du film d’enquête, La Défense Lincoln nous entraîne sans peine sur les routes de son polar épuré et réussi. Un film sur les tribunaux bienvenu pour nous apporter encore quelques précisions sur la manière de défendre aux États-Unis, un suspect médiatique, que tout accable.

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Pourquoi tu pleures ?

Rofraitryat

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Non, s’il vous plaît, ne vous fiez pas à l’affiche de ce film. Si comme moi, à sa vue, vous aviez envie de répondre au titre du film, « parce que l’affiche de ton film est loupée, c’est gentil de vouloir jouer l’oxymore entre un sombre et désinvolte Benjamin Biolay et un fond rose, des colombes et des fleurs, mais non, là c’est juste moche ». Bon, forcez vous un peu et allez acheter une place pour voir le film quand même.

« Pourquoi tu pleures ? » ne se prend pas la tête, n’est pas compliqué, ne sort pas des sentiers battus, n’est pas allé cherché son scénario très loin de notre réalité. Oui, mais il fonctionne, il réussit parfaitement ce qu’on lui demande sans avoir trop d’attentes. D’abord, il est drôle. Bien plus drôle que certains films français qui décrivent un bout de société, et où on ne fait qu’esquisser un sourire, là on rit (et ça fait du bien ça !). Clairement plus drôle que touchant, le film ne s’enfonce pas dans le piège de la dérive dramatique. Tant mieux, il a su rester léger, on ne demandait pas plus de profondeur ou de réflexion.

Pour arriver à cet agréable résultat, le film a su déployer deux forces. Extrêmement bien écrits, les dialogues et surtout les situations sont excellentes. Pleins de détails très bien trouvés, des critiques burlesques de traditions et de morceaux de société. On ne réfléchit pas trop et on ne se prend pas la tête, un peu à l’image de la relation qu’entretient Benjamin Biolay avec ses différents amours dans le film. Car un bon scénario ne serait rien sans les deux acteurs principaux qui portent le film à bout de bras.

Benjamin Biolay, toujours aussi nonchalant et désinvolte, colle parfaitement au personnage. Pas de fausses notes du chanteur, même si il pleure, il ne tombe pas dans le mélo-drame, et le reste du temps, joue bien cet homme perdu dans ses sentiments et surtout dans tout cette agitation autour du mariage. Premier premier rôle réussi. La très bonne surprise du film que l’on ne soupçonne pas, c’est la performance d’Emmanuelle Devos. Avec un rôle qui ne devrait faire que passer rapidement dans l’emploi du temps de Benjamin Biolay, celle-ci s’impose finalement comme le capital humoristique le plus important du film. Par la force de l’écriture de son rôle et son attitude particulière (surtout avec sa fille, mémorable).

Bref, on ne saura peut-être pas, à la sortie du film, répondre la question « Pourquoi tu pleures ?», mais « pourquoi tu ris ?», c’est certain.

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Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence

Mysterarts

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Matelots, préparez-vous à embarquer pour un quatrième volet du fringant navire préféré de Disney ! A bord, vous trouverez tout le confort d’un film 3D et ses activés variées : les combats d’épées, les parties de cache-cache, les alliances dangereuses, et notre conteur de légendes marines… Et pour vous dégourdir les pattes, des expéditions sur îles désertes sont prévues durant le voyage.

En voyant cette énième séquelle sur les affiches, on pourrait craindre que la série tourne en rond et sorte des suites dans l’unique objectif de profiter d’une licence qui fonctionne… Et on n’aurait pas tort ! Soulevons tout de même le changement de casting important de ce quatrième volet : le réalisateur et le couple d’amoureux pâlots ne sont plus du voyage. Cependant, la recette reste la même…

Le pilier du film, on le sait tous, c’est l’excessif Johny Depp, sur lequel la quasi totalité des effets comiques du film repose. Ils ne sont d’ailleurs pas assez nombreux : on regrette de ne pas rire plus souvent – et différemment. Un peu de lassitude face à ce personnage que l’on connait maintenant par coeur ? A chacun sa tolérance, pour ma part j’ai encore une petite marge, heureusement !

Le scénario est loin d’être plat comme une mer d’huile : nombreux personnages, moult intrigues, mais un gros problème pour les rassembler tous. Une forte tendance à être prévisible et attendu. Bien sûr, le genre du film ne cherche pas à faire dans la surprise, mais on finit par se lasser de ne pas se faire embrocher au détour d’un cocotier.

Tout n’est pas à jeter pour autant ! N’en déplaise à tous ses détracteurs, je ne trouve pas la 3D inutile. Bien qu’elle reste non indispensable, je pense qu’elle apporte un plus à l’un des points forts du film : les paysages. Parce que mine de rien, le réalisateur nous emmène pour un voyage relativement dépaysant, et ça ne fait pas de mal en ces temps automnaux…

Tout bien considéré, le film remplit presque ses promesses. Des pirates, du Johny Depp, des bateaux le tout dans un cyclone scénaristique qui ne vous laisse jamais respirer, donne finalement une mixture pas désagréable au gosier. Mais qu’est-ce que vous croyiez en embarquant sur le navire, jeunes mousses ? Que vous alliez vous tourner les pousses ? Il y a de la crasse sur ce pont, frottez plus fort, il faut que ça brille pour le cinquième volet !

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La Conquête

Rofraitryat

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Peut-on faire un film politique sur un président de la République en exercice ? La Conquête nous apporte la réponse, et c’est non. Par contre, on peut toujours essayer d’utiliser ce décor ultra-médiatisé récent pour donner une dimension inédite à un métrage sur une ascension politique et une chute sentimentale.

Malgré tout le bruit médiatico-politique qui entoure sa sortie (déclaration de Nicolas Sarkozy dans Télérama…), ce film n’est pas politique. C’est une comédie sentimentale sur la politique politicienne. On est bien loin de la belle et vraie politique. Loin des idées et des convictions, ce film n’apparaît aucunement un danger contre le pouvoir comme on a pu l’entendre puisque aucune idée, aucune opinion n’y est défendue. Finalement beaucoup moins politique que des Valses avec Bashir, ou des Chats Persans. Le film se révèle même bien moins talentueux pour parler de politique française que l’excellent Le Nom des Gens, qui avec subtilité et justesse décrivait le monde politique que l’on vit. Tout ce qu’il y a de politique n’est qu’apparence, il fallait un décor au film, ils ont choisi l’Elysée, point.

On débarque dans un monde qui nous est commun car largement surexploité par les médias. On reconnait la grande majorité des protagonistes sans difficulté. Au début, le mix d’imitations vocales avec des corps normaux (pas les gueules des Guignol) gêne un peu. Forcément pas vraiment naturel, le jeu des acteurs est d’abord une imitation plus ou moins réussie d’un personnage.
Les textes ne sont pas d’une qualité renversante (même si je crois que dans la réalité, une partie des protagonistes n’ont pas la passion de la langue française), mais là ils font un peu appris par cœur et répétés face à la caméra en essayant d’imiter des tonalités de voix connues (bon, vous me direz c’est un peu ça le cinéma, mais ça manque un peu de fluidité et de naturel).

On sent l’entraînement de Podalydès pour camper son rôle, pas forcément évident quand le personnage à jouer est déjà l’imitation numéro 1 en France (qui n’as pas fait un petit mouvement d’épaule et s’est plié en deux pour imiter Nicolas Sarkozy ?). Finalement Podalydès se révèle bien moins « faible » que l’annoncait Nicolas Sarkozy. J Chirac, forcément imité par Lecoq, est peut être le meilleur, l’imitateur étant devenu la voix officielle de l’ex-président… Quelques protagonistes déçoivent tout de même, Rachida Dati et Henri Guaino sont physiquement assez éloignés de la réalité. Difficile d’imiter sans vouloir caricaturer.

Au final, alors qu’on pouvait s’attendre à une satire ou une éloge de la politique de Nicolas Sarkozy, on se retrouve dans une comédie sentimentale jouée par des imitateurs dont le titre aurait du être rallongé pour donner « La Conquête… de Cécilia Sarkozy ».

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La Proie


Mysterarts

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Ça saute, ça court, ça pourchasse dans tous les sens, bienvenue dans La Proie. Oui, ça se veut « à l’américaine », et alors, c’est éliminatoire ? Oui, ça reste bien français, et alors, c’est interdit ? Désolé, je suis un peu agressif, faut que je me calme…

Eric Valette a puisé dans ses années outre-atlantiques, un certain savoir-faire dans la course poursuite et les cascades. Le film garde pour autant la « french touch » qui n’est certes pas toujours un point positif, mais qui ne rend pas trop mal ici.

La Proie possède un scénario plutôt halletant. C’est l’histoire d’un braqueur (Albert Dupontel) qui fait confiance à son co-détenu relâché, qui s’avère être un tueur en série. Craignant pour sa famille (et il n’a pas tort), le braqueur s’échappe de prison pour poursuivre le psychopathe. Ce dernier se sachant traqué, colle sur le dos de l’évadé toutes les polices de France. Le coup du gentil méchant qui est poursuivi par les autorités alors qu’il essaye d’arrêter le méchant méchant, on l’a déjà vu, mais ça fonctionne bien ici.

On aurait peut-être apprécié qu’il y ait moins de raccourcis faciles ou de clichés (ou alors c’est vrai que tous les gardiens de prison sont des pourris…), et aussi qu’on évite les cascades vraiment impossibles (tomber de 5 étages, même avec un corps humain comme matelas, ça laisse des séquelles, normalement). Mais c’est là qu’on se doit de féliciter Dupontel qui a fait toutes ses cascades (il s’est d’ailleurs fait une double entorse à la cheville lors du tournage)

Les acteurs sont tout à fait crédibles et sont la force du film. Alice Taglioni est dans son rôle, et n’en fait jamais trop. Albert Dupontel est tout en muscle et en dureté. Quant à Stéphane Debac, il campe un tueur en série plutôt flippant tant il a une apparence commune voir beauf dans sa petite vie de famille et celle d’un prédateur lorsqu’il part en chasse. (Oui, c’est possible de faire trembler avec un sac banane et un polo autour des épaules)

Le gros problème du film ? J’ai eu l’impression de regarder un spectacle de Guignol. Vous savez, lorsque les enfants crient à la marionnette : « Y’a le méchant Gnafron derrière toi Guignol, retourne toi ! ». Certains passages donnent juste envie de foutre des claques aux personnages et aux scénaristes qui nous sortent des scènes qui manquent pour le coup, vraiment de crédibilité.

Ce n’est pas le thriller du siècle, mais il y a du bon dans La Proie. Et si comme moi, vous avez du mal à trouver le temps pour pratiquer une activité sportive (mais bizarrement moins pour aller au cinéma), allez voir ce film. Si vous n’en sortez pas essoufflé, je ne peux plus rien pour vous…

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Rio


Mysterarts

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Les films d’animation, c’est génial ! C’est vrai quoi : c’est la liberté totale. Le réalisateur et son équipe peuvent presque tout faire, c’est comme un gigantesque bac à sable. Malheureusement, les magnifiques plages du Brésil n’ont pas inspiré les créateurs de l’Age de Glace.

Il y a des films d’animation qui valent le détour, qui parviennent à démontrer qu’ils ne sont pas réservés aux enfants, que l’on peut faire des choses profondes avec des personnages 100% synthétiques. Il y a des films d’animation qui font preuve d’ingéniosité, qui n’hésitent pas à combiner des niveaux de lecture pour réjouir tous les publics. Il y a des films d’animation qui sont de vrais chefs-d’oeuvre et il y a les autres.

Rio aurait pu avoir, de loin, l’esthétisme pour lui. Prenant place au sein du Carnaval et dans la jungle, le prétexte était parfait pour nous éblouir. Et effectivement, les couleurs sont là, ça brille un peu partout, et j’aurais pu m’arrêter là. Mais en se penchant un peu sur son siège, on aperçoit vite la superficialité et la supercherie : manque cruel de détails ou encore animaux copiés-collés.

S’il n’y avait qu’eux qui étaient clonés ! Le scénario évidemment, est désespérément sans intérêt, tellement vu et revu. L’ennui m’a rapidement submergé, et j’ai commencé à compter les plumes (il y avait de quoi faire). Non vraiment, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas embêté comme ça.

Ah oui, je m’étais promis de le dire : qu’est-ce que c’est moche un oiseau, finalement. Ils ont beau leur mettre des grands yeux pour les rendre plus attendrissants, je les trouve – avis qui n’engage que moi – repoussants ^^

Vous l’aurez compris, Rio ne m’a pas conquis. Pas besoin de gratter fort pour découvrir sous les paillettes de bien gros défauts. Sans le célèbre Scrat de l’Age de Glace, les séries de gags tombent à plat et glissent le long de la pente vers une fin inexorable qui se fait attendre.

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Numéro quatre


Mysterarts

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Par la barbe de Thor, mais pourquoi les supers héros sont devenus à la mode chez les adolescentes et autres buveuses de sirop fraise ? Il faut toujours qu’elles gâchent tout. C’est vrai quoi, avant les supers héros, c’était pour les geeks, les associaux, les tarés ! A cette époque, les films fantastiques avaient de la gueule : des vices à la place des abdos chocolats (nan je suis pas jaloux), de vrais scénars à la place de bêtes schémas manichéens à la gomme. Pourquoi ?

Tâchons de reprendre nos esprits après ce petit coup de gueule pour décrire ce nouveau « Comics Harlequin ». C’est l’histoire d’un mec, mais en fait non, c’est un extra-terrestre. Bien plus puissant qu’un humain (enfin bon, il ne s’en était pas rendu compte avant qu’on lui dise), et surtout doté soudainement (aaah, l’adolescence) de – je vous le donne dans le mille – supers pouvoirs. Maaaaais attendez, y’a une originalité : il a du mal à les contrôler, et ce n’est pas si facile d’en avoir, car ça donne des responsabilités ! Ah bah non, autant pour moi, ce n’est pas original.

Le film est présenté sous la forme d’une traque : des méchants (mais vraiment méchants hein, d’ailleurs c’est tatoué au sens propre sur leurs fronts), tuent un par un, dans un ordre bien précis, les 9 membres de sa race venus sur terre. Pas de bol, le film commence par la mort du 3ème, c’est donc au tour de notre héros, numéro 4, de se faire descendre. L’idée n’était pas dégueulasse, il y avait de quoi faire un film sous pression sympa. Mais…

Mais le jeune écervelé n’en a absolument rien à faire de ces tueurs. Du coup, il batifole et va même au lycée. Mais pourquoi va-t-il au lycée bon sang ! C’est là que ça tourne mal : et vas-y que ça défend l’opprimé, que ça se bagarre et que ça tombe amoureux. Nan mais je veux bien qu’il puisse vivre ça lui aussi, mais là ce n’est juste pas le moment, car pour être sûr de plaire à ses nouvelles cibles, le réalisateur a rendu si peu efficaces ses méchants, qu’il faudra attendre la fin du film pour une première confrontation !

Tout n’est pas détestable dans Numéro 4. J’aime bien les supers pouvoirs en général, et c’est l’occasion d’en découvrir de nouveaux, ce qui est toujours assez jouissif. Mais là encore, grosse erreur : tout reste désespérément flou, je serais incapable de vous dire quels sont finalement les pouvoirs du héros ou de sa compatriote. Tout comme on ne sait rien sur l’histoire de sa race, de celles des méchants (pourquoi sont-il si méchants ?) des rites et coutumes. Une raison évidente nous parvient à la moitié du film : il va y avoir des suites, alors on s’en garde sous le coude, quitte à frustrer le spectateur.

Ce n’est pas irregardable comme film : les effets spéciaux ne sont pas trop mal (même si les bagarres sont d’horribles plats de spaghettis) et il y a quelques scènes sympathiques. Il aurait juste fallu que les méchants trouvent leur proie dès le début du film, histoire d’achever ce héros de guimauve, qu’on en finisse rapidement.

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Morning Glory

Mysterarts

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Je ne suis pas un spécialiste de la comédie romantique américaine, c’est donc pour parfaire ma culture et étendre mon horizon que je suis allé voir Morning Glory. Je n’attendais pas grand-chose de cette mièvrerie annoncée, c’est donc avec plaisir que j’ai pu y trouver mon compte.

Le canevas du film n’a rien d’étonnant, jugez plutôt. Une jeune femme un peu excentrique, du New Jersey, arrive à New York. Sa carrière prend un coup d’accélérateur, mais de nombreuses difficultés vont se présenter à elle. Heureusement elle trouvera un homme attentionné pour la soutenir, et avec persévérance et humour elle va parvenir à régler ses problèmes, changeant au passage la mentalité de quelques protagonistes pas très sympathiques initialement.


Cependant le scénario, aidé des acteurs, est loin d’être mauvais pour autant : les dialogues sont plutôt réjouissants, les caractères des personnages créent quelques situations attendues mais bien brossées et le rythme est sans aucun doute présent.

Mais ce qui m’a surtout plu dans ce film est le sujet : l’intrigue se passe en effet dans les coulisses d’une émission matinale américaine et nous donne la possibilité d’assister à l’incroyable mécanique qui se cache derrière notre télé. Je suis très intéressé par ce genre d’angle de vue et par le thème, qui semble être bien traité dans le film.


On regrettera bien sûr quelques morales un peu limites, quelques « déjà vus » faciles et une mise en scène un peu plate, mais la pétillante Rachel McAdams doublée du grincheux Harrison Ford et de l’acide Diane Keaton parviennent à maintenir en vie cette comédie pleine de caméras et de bonne humeur.

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