




L’avis de Mysterarts
Allez avoue… Mais vas-y, dis le ! Bien sûr que tu en as rêvé : devenir un super héros ! Enfiler un costume (mais moins ridicule que dans les comics), avoir des supers pouvoirs, casser la gueule aux méchants et surtout récolter la gloire et… les filles ! Ne dis pas le contraire, je te connais comme mon clavier, petit lecteur derrière ton écran… Mais faut lever un peu le nez de ton comics mon gars : les supers héros ça n’existe pas.
On peut supposer que c’est de ce constat là qu’est parti Matthew Vaughn, réalisateur de Kick-Ass. Mais au lieu de prendre le chemin déjà fort suivi du bon vieux super héros de comics triomphant avec un seul doigt du monstre crapuleux qui assaille le monde (= l’Amérique), on emprunte la bifurcation en direction d’un film mêlant à la fois la parodie et le véritable film d’action. Tous les éléments jouissifs sont de la partie, pour faire vivre un bon moment à qui sait profiter d’une bonne tranche de baston.
On retrouve notre bon vieux stéréotype de jeune adolescent invisible dans son lycée, pas forcément mal dans sa peau, mais pas du genre à attiser la convoitise. Et encore moins les jeunes filles. Peuchère. Grand lecteur de comics avec ses potes, lui vint un jour la question qui tue : comment ça se fait qu’il n’y a personne, dans la vraie vie, qui ait enfilé une paire de collants pour tenter de faire régner la paix ? Pourquoi ce devrait être réservé aux bandes dessinées et aux films ? (Et là, tu te dis : bah justement, c’est un film ! Bonne remarque). De retour chez lui, c’est décidé : il sera ce justicier. Kick-ass est né. Et tant pis s’il n’a aucun pouvoir !
Quelques échauffements plus tard, sa tenue (de plongée) commandée sur internet, il se retrouve face à sa première affaire. Bravant sa peur, n’écoutant que son courage, il fonce dans le tas et… se fait lamentablement tabasser, poignarder puis renverser par une voiture qui passait par là. Mais le candide ne s’arrête pas à ça : les « réparations » subies à l’hôpital lui conférant une grande résistance à la douleur, le voilà reparti de plus belle. Seulement voilà, comme il le dit si bien : « Les supers héros n’existent pas, les méchants, si. »
Les aventures qui suivront feront intervenir des personnages tous plus délirants les uns que les autres : un parrain de la mafia (tiens ! Lord Blackwood de Sherlock Holmes), son fils tout aussi tordu, mais surtout Big Dady et sa fille de onze ans, Hit Girl, qui volent rapidement la vedette du jeune Kick-ass. Ces deux là sont de véritables professionnels : ils se battent avec virtuosité et avec classe s’il vous plaît. Soulevons les masques pour parler des acteurs, qui prennent leurs pieds, à n’en pas douter. Nicolas Cage alias Big Dady, est vraiment très drôle dans un rôle de super papa poule qui lui va à ravir, et on est soufflé par l’interprétation de Chloe Moretz alias Hit Girl, treize ans, en fanatique des armes et ultra violente combattante. On aurait apprécié que le film se concentre un peu plus sur ces deux là.
Bon et alors, ce scénario ? Y’a de bien bonnes idée, des grands classiques prévisibles, et aussi quelques lourdeurs un peu maladroites. Pour tout dire, il y a des moments où le film parait se prendre un peu trop au sérieux, et ce n’est pas là qu’il est le meilleur. Mais à côté de ça, ça s’enchaîne bien, ça alterne avec aisance les scènes à gags, les scènes d’ados et les scènes de combats.
Du côté de ces dernières, autant le dire : on en prend plein la figure ! Le film est très violent (et aurait dû être déconseillé au minimum, au moins de 12 ans !). Ça gicle comme dans un Tarantino ! C’est plutôt bien filmé, y’a de bonnes trouvailles (fusillade dans le noir avec flash stroboscopique, vue FPS etc…), et oui, c’est parfois même jouissif.
Puisqu’on parle technique, continuons sur ce thème : les caméras sont fluides, les effets très blockbuster américain mais parfaitement adaptés à la situation. Dans les décors et les éclairages, on voit transparaître le coté comics, c’est très agréable. Un petit côté « surréaliste mais réel », des petites touches d’improbables, de couleurs, qui forment un univers réussi.
Qu’est ce qu’a donc à nous offrir Kick-Ass ? Un scénario qui puise abondamment dans des références célèbres de comics et de leurs adaptations ciné (les fans apprécieront), des combats qui envoient, de l’humour grâce à des acteurs à fond dans leur rôles et la petite sensation, bien que fragile, qu’on pourrait très bien à notre tour, enfiler un masque pour faire régner l’ordre. Enfin, à condition d’accepter un bon direct dans la gueule de temps en temps.


















J’aime ! Coup de coeur pour moi aussi <3
Et une nouvelle fois j’adore les musiques =) Surtout l’association des musiques avec certaines actions. C’est trop bon ^^
En tout cas : Hit Giiirl !!! On t’aiiime !
Ouais, ce personnage est absolument génialement réussi !
Pour la musique, mention spéciale à « crazy » de Gnarls Barkley dans la voiture avec la petite danse de Kick Ass et Red Mist !
Ma musique était plutot celle de Western quand Hit Girl entre dans le « saloon des méchants » ^^
Mais je vais pas m’étendre sur le film (que j’ai adoré ^^)
Juste cette citation:
» Aucun pouvoir n’entraine aucune responsabilité » =)
Y’a une référence à Star Wars aussi ;)
Moi je vois surtout une référence à SpiderMan dans cette réplique (« un grand pouvoir entraine de grandes responsabilités » Ben à Peter)…
EDIT : en relisant ton com, je me dis que tu disais peut être qu’en plus de cette référence, il y a une autre de SW… autant pour moi :p Mais y’en a tellement !!
EDIT validé. C’est bien ça ^^
@ Rofraitryat : Oui j’avoue que c’est excellent. J’ai reregardé l’extrait sur YouYou et j’étais juste plié XD
Remarque : Pourquoi j’arrive plus à mettre d’emotes dans mes comms ??
Je regarde pour les smiley… :s
Très sympa effectivement. J’aime beaucoup la scène de l’entrepôt avec Big Daddy qui te dit implicitement: PUTAIN CA DEVRAIT ÊTRE ÇA BATMAN.
On évite pas les écueils pop music, mais bon, prendre du John Murphy et du Morricone dans la BO, ca fait toujours plaisir.
That’s awesome !
Je t’ai démasqué Fat Kid ! :p