Les Trois Mousquetaires




L’avis de Mysterarts
Une époque faste, des héros charismatiques, une histoire épique, il y a tout dans le roman de Dumas pour créer un film resplendissant et un divertissement haut de gamme. Anderson aura au moins réussi à me faire rire ! À ses dépens certes, mais à gorge déployée.
Il y a de nombreux écueils dans lesquels un blockbuster hollywoodien de film d’aventure peut échouer. Un montage sous cocaïne, des effets kitshs, des acteurs célèbres à côté de leurs pompes ou copiant Johnny Depp ou encore de l’humour prévisible. Non content de les aligner tous sans exception, le réalisateur parvient encore à aggraver son cas en ajoutant une 3D inutile (et je suis le premier à la défendre lorsqu’elle apporte quelque chose), et des situations complètement grotesques.
C’est bien simple : j’ai passé la séance à lever les bras au ciel (désolé pour mon voisin de derrière à ce propos) et à écarquiller les yeux devant les scènes incongrues, les anachronismes qui ne semblent pas voulus et autres extravagances physiquement absurdes.
Même les acteurs ne semblent y croire, et ça se sent. Entre ceux qui en font des tonnes, ceux qu’on a envie de cogner (je ne citerai aucun nom – pas mon genre – mais je le préférais en elfe) et ceux qu’on a tant aimé et qui se retrouvent si bas (Christoph Waltz, bon sang !), le casting est aux petits oignons !
Avoir une telle matière et la laisser cramer ainsi sur le feu, c’est vraiment du gâchis. Vous pouvez toujours aller voir ce film, mais je vous conseille de le prendre comme une parodie, ou tout simplement comme un bon nanard sauce capes et d’épées roussie.

















Haha! Pareillement.
Y a même des gros clins d’œil à ses anciens films. Je pense notamment à la demoiselle quand elle s’apprête à sauter dans le vide pour atterrir sur le balcon de la reine. Il y a aussi ce saut dans la salle cachée où elle se faufile entre des fils tranchant comme des rasoirs.
Bref…
Bon, j’avais pas trop envie d’y aller, maintenant c’est confirmé !
(mais c’est vrai qu’ils avaient du potentiel à exploiter, c’est rageant de gâcher le bon boulot de Dumas
)