




L’avis de Rofraitryat
Woody Allen est de retour ! Et oui, ça fait quand même 6 mois que son dernier film est sorti, et il faut que le petit Woody assure sa cadence annuelle, au risque que ses films soient aussi marquants que « vous allez rencontrez un bel et sombre inconnu… », déjà passé aux oubliettes. Il l’avoue lui même « Hollywood est une usine ou l’on fabrique 17 films sur une idée qui ne vaut pas un court métrage », et on sait à quel point un Paris enchanté est bankable à travers le monde…
Alors oui, j’étais un peu fâché avec Woody, et la vue de la bande d’annonce de Midnight In Paris n’allait pas arranger les choses. On croit apercevoir une mièvrerie dégoulinante de Paris caricatural, mais pour une fois, c’est en fait le soucis de préserver le secret du film et toute son ingéniosité qui a primé, à notre grande et bonne surprise. (Contrairement à la bienveillante BA qui nous préserve le plaisir de la découverte, je vais clairement spoiler dans ma critique…).
Après une carte postale digne de l’office de tourisme de Paris, sur violon et accordéon, le film démarre et on fait la rencontre de Gil et Inez, couple à la fois au bord du mariage et de la rupture. A vrai dire ce n’est pas le couple qui ne se supporte plus, mais toute la joyeuse bande qui entoure Inez (du père pro Tea Party, au copain pédant). Gil, lui, aime Paris et la littérature. Marre d’écrire des scénarios plats pour un bon salaire, il cherche l’aventure, la découverte dans son environnement préféré.
Gil va donc concrétiser cette envie en escapade nocturne et solitaire dans les rues de Paris. Au retentissement des 12 coups de minuit, telle Cendrillon, un beau « carrosse » va arriver. A partir de ce moment, Gil, aussi perdu que nous, se retrouve dans une autre époque, l’Age d’Or Parisien, à côté des plus grands noms, dans l’ambiance folle des années 20. Accumulant les rencontres les plus incongrues, on se retrouve transporté, ébloui et surpris. Le film va continuer dans des va-et-vient entre la réalité et des époques éloignées, nous réservant toutes de nombreuses bonnes surprises.
Mais la où j’avais peur qu’il tombe dans des stéréotypes made in France préfabriqués pour des étrangers et des américains en mal de glamour et de chic francais, Woody Allen montre son talent, non pas d’éviter ces clichés mais de jouer avec eux avec une grande finesse et une légèreté dont il a le secret. La fin du film parfait l’ensemble, lorsque l’auto dérision illustre la manière judicieuse avec laquelle tous les clichés sont utilisés.
Une vraie bonne surprise, Woody Allen, n’évite pas le piège de résumer Paris à une accumulation d’image archi-classique et de belles légendes, mais au contraire en plongeant dans ce tourbillon de clichés nous fait traverser les époques, en compagnie des plus grands avec une dérision vraiment agréable. Le sérieux n’est pas de mise, et tant mieux.
Owen Wilson (Gil), pas vraiment habitué à ce genre de film (Bon à tirer, Marley et moi…) s’en sort honorablement et on semble ressentir tout le long du film des sentiments proches du personnage. Carla Bruni n’a pas l’anglais aussi parfait que Marion Cotillard mais largement de quoi donner des cours à son mari… Marion Cotillard, elle, brille dans une beauté d’une autre époque, et on apprécie de croiser, au delà des fictifs grands artistes du 20ème siècle, des véritables bons acteurs tel Adrien Brody.
Finalement le film passe comme un conte enchanté, avec une morale sur l’âge d’or passé (d’ailleurs la morale implicite aurait suffit, rabâcher la conclusion dans les derniers dialogues n’était pas nécessaire…)
Bref, on est happé par ce délire de cinéaste faisant revivre des artistes de toutes les époques, et on attend avec impatience chaque nouvelle rencontre, toujours plus surréaliste ! Se rabibocher avec Woody, Paris réussi.
















J’ai adoré ce film, il transmet une très belle image de Paris, même si Paris ne souffre pas non plus d’une mauvaise réputation, bien au contraire.
J’ai aimé ces retours dans le temps impromptus, franchement j’ai trouvé le scénario original et l’histoire bien jouée.
(J’ai bien aimé l’incrustation des voitures Peugeot dans le film, genre la vieille peugeot et la nouvelle 508).
Un très bon Woody Allen, en effet :)
La bande d’annonce est moyenne, la première scène fait de plans mille fois vus de Paris, ennuyante…
Mais très rapidement, l’imagination débordante du réalisateur entraine son film dans un fantastique voyage (au sens propre) à travers le temps et nous avec. Il n’a jamais été aussi amusant de réviser sa culture artistique, au contact des nombreuses stars des années 20 !
Comme toujours avec Allen, on a le droit à un film très léger, tinté de quelques touches d’humour bien placées. Rien n’est lourd, rien ne semble de trop.
Tout comme le personnage veut rester dans le monde d’antan qu’il découvre, on resterait bien un peu plus dans le film de Woody