



L’avis de Rofraitryat
A Dangerous Method, veut bien faire, il veut nous plonger dans le monde nouveau (à l’époque) et plutôt déconcertant de la psychanalyse. David Cronenberg, aaah David, la cafetière et les escaliers de History of Violence resteront toujours gravés en moi… Quelle bonne idée de venir titiller se pant encore mystérieux de la science et de l’Homme, on l’effleure plus ou moins tous dans une salle de classe de philo, on s’intéresse plus ou moins à Freud, ses expériences, sa révolution. Il y’a tout pour faire un bon scénario, des malades mentaux, un hôpital psychiatrique, une nouvelle méthode de soin… Et en prime cela pourra nous faire réviser nos classiques, (re)découvrir Carl Jung, et les avancées en la matière de l’époque.
Pour nous faire voyager dans le temps et dans nos pensées tu as fait appel à Michaël Fassbender. Ce dernier semble avoir plus de succès dans le film Shame et dans ses critiques qu’affublé de sa moustache dans notre cas. Bref, je n’ai pas grand chose à lui reprocher (même la moustache revient à la mode !). Pour la cobaye, l’internée psychiatrique, nous voilà en compagnie Keira Knightley. Mais là, ça ne fonctionne pas. J’ai essayé d’y croire pourtant, et on sent qu’elle essaye d’y croire aussi (sacré contraction musculaire), mais les crises de folies sonnent faux à mon gout. La simple déformation d’un visage parfaitement maquillée, sans aucune imperfections n’a pas suffit à me convaincre…
Tout comme le visage de Keira, le film souffre du « syndrome du discours d’un roi ». Je m’explique ; à vouloir trop bien faire, à vouloir faire beau bien reconstitué, à vouloir provoquer une performance d’acteur pour choper des Oscars, à vouloir nous tirer les larmes des yeux en nous suppliant de croire à ce que l’on voit, à tout rendre rond et réaliste alors que ça ne l’est pas, à tout vouloir contrôler et maitriser, on finit par devenir lisse. Et ce film en souffre un peu, tout semble aseptisé.
Du coup, on sort pas convaincu, pas transporté, en ayant appris quelques petites choses historico-psychologique, mais bien loin de ce que l’on pouvait attendre d’une immersion dans la méthode Freudienne.















