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Arrietty le petit monde des chapardeurs

Arrietty le petit monde des chapardeurs
Mysterarts

e_ee_ee_ee_ee_d L’avis de Mysterarts

La rentrée, les partiels, les impôts, le froid, il n’y a pas dire, le début de chaque année n’est pas fantastique. Ce n’est pas pour rien que le réveillon a été inventé, pour tenter de mettre un peu de joie et d’énergie dans le cycle sans fin du temps. Oui mais voilà, ça ne suffit pas. Il faut régulièrement remonter le ressort, recharger ses batteries. Et pour cela, il y a des oeuvres comme Arrietty.

Cette simple introduction devrait vous suffire à filer voir le dernier film d’animation du Studio Ghibli. Mais comme j’en vois certains qui ne me font pas assez confiance pour cela, je vais détailler un peu, ça me fait plaisir.


Arrietty est petite, vraiment petite. Pas plus de 10 centimètres, mais un caractère bien trempé, comme souvent dans les films de Miyazaki (scénariste et maître du jeune réalisateur, Yonebayashi). Elle vit avec ses parents, sous le plancher d’une maison au magnifique jardin, dans la banlieue de Tokyo. Ils sont bien installés : au fil du temps, leur repère s’est transformé en un charmant logis, décoré de quelques éléments empruntés par-ci par là chez leurs hôtes, les humains de notre taille. Car leur principale activité et moyen de subsistance est la « chaparde ». Malgré leur peur chronique d’être repérés par plus grand qu’eux, ils se rendent régulièrement dans les pièces de la maison qui les abrite pour s’approvisionner en sucre ou en mouchoirs.


Si l’on ne compte pas une légende dormant profondément dans la tête de la propriétaire des lieux, les grands et les petits humains vivaient sans se connaître, et c’était pas mal ainsi. Bien entendu ce serait trop facile, et l’arrivée du jeune Sho venu se reposer chez sa grand mère avant une grave opération du coeur, bouscula les habitudes d’Arrietty.

Le scénario peut paraître simple, à la première lecture. Parfait pour les enfants qui iront le voir. Mais au pays du soleil levant, les films d’animations ne sont pas faits uniquement pour eux, et l’histoire s’avère plus riche qu’elle n’y parait. On évite certains écueils manichéens, on peut lire entre les lignes et y trouver quelques messages bien amenés.


Pourtant certains spectateurs trouveront qu’il n’y a pas assez à manger de ce côté là. Quand bien même ! La force de ce film réside pour moi ailleurs. Ou plutôt simplement, sous nos pieds. J’ai été émerveillé par le micro-monde peint par Yonebayashi. Le jardin luxuriant d’abord, dont le soleil fait briller les fleurs, et réchauffe nos petits coeurs endoloris par l’hiver. Et cette mini maison fait de bric et de brac, esthétique dans le bazar, ingénieuse dans son organisation, et surtout un parfait stimulant à l’imagination et la rêverie. Le genre de lieu qui vous prend par la main, vous porte, vous entraîne dans un songe agréable, les yeux grands ouverts, affamés.

Alors pour ceux qui n’étaient pas convaincus après mon introduction, j’espère que ce dernier paragraphe aura fini de vous convaincre. Toujours pas ? Je résume alors, car je m’en voudrais que vous n’y alliez pas. Arrietty Le Petit Monde Des Chapardeurs, c’est une jolie histoire émouvante, qui nous parle des différences, de tolérance, d’amours compliqués ou encore d’écologie. C’est aussi l’occasion de se laisser envouter par une bande originale réussie, et française avec ça ! Mais c’est surtout la chance de plonger dans un univers merveilleux où 2 gouttes suffisent à remplir une tasse de thé, mignon et poétique (le mot prend vraiment son sens ici) et qui permet d’expérimenter une vie parallèle étonnante. Un petit monde, pour un long titre et un grand film.

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