Harry Potter 7 – partie 1


Mysterarts

e_ee_ee_ee_ve_v L’avis de Mysterarts

Le monde d’Harry Potter n’est plus ce qu’il était. Sous prétexte de la prise de pouvoir d’un sorcier surpuissant et maléfique, le voilà qui tombe dans une noirceur frissonnante. Il est où le temps des cours à Poudlard, des batailles de boules de neiges et des dragibus dévorés innocemment ?

Comme le livre dont il est tiré, les films suivent la lente descente aux enfers face à la montée des forces du mal qui ne sont pas sans rappeler un petit homme moustachu qui parlait très fort en tendant la main férocement. Prenant le parti de diviser le large tome 7 en deux épisodes, le scénario a enfin la possibilité de se détendre un peu et de laisser le temps au spectateur d’entrevoir la subtilité du bouquin. Ce qui nous donne certainement le film le plus respectueux en terme d’histoire, de la série. (Petite remarque : si vous n’êtes pas un habitué de l’univers, vous devez absolument avoir vu récemment le film précédent ou vous n’y comprendrez pas grand chose, tant celui-ci ne s’attarde pas sur les précédents événements et propulse directement le spectateur dans l’action)


Las ! Tout ce temps (2h25 quand même) n’est pas forcément utilisé à bon escient. Le film alterne parfois maladroitement des scènes d’action extrêmement vives et de longues scènes censées être remplies d’émotion, mais qui peuvent vite devenir ennuyantes. C’est bien simple, le film n’a pas de rythme : parfois il s’essouffle, parfois il essouffle.

Il faut noter tout de même que certains duels ne sont pas mauvais, que quelques scènes sortent du lot et que la caméra filme parfois de jolis plans. Niveau réalisation, le métrage est loin d’être une catastrophe. Les effets spéciaux sont bien dosés, les décors (qui changent des classiques murs de Poudlard) sont parfois remarquables et l’on a même le droit à une petite séquence en dessins d’animation du plus bel effet.


Côté jeux d’acteurs, j’avoue avoir du mal avec Daniel Radcliffe (Harry) et parfois avec Rupert Grint (Ron). La prestation d’Emma Watson (Hermione) sort par contre du lot, n’hésitant pas à éclipser ses acolytes avec un jeu plus fin que jusqu’alors. Le trio est comme toujours au centre des attentions, mais cette fois-ci il devra s’en sortir seul. J’ai trouvé que cette solitude et les conflits qui en découlent étaient plutôt bien rendus.

Mais malheureusement, l’arrière-goût amère qui me reste dans la gorge en sortant de la salle est dû à un problème d’attachement aux personnages. Ils sont si nombreux, leurs histoires si complexes (normal sur 7 tomes) ! Du coup, on en voit certains si peu que lorsque surviennent leurs morts, l’émotion n’y est pas.


Au final, un sentiment très partagé. Mais au bout du 7eme, on finit par s’y habituer. Je suis toujours content de pouvoir retrouver l’univers de J.K. Rowling, mais je lance un ultimatum à David Yates, il ne reste plus qu’un épisode pour nous faire enfin, le film époustouflant et vraiment magique qu’on attend depuis notre tendre enfance.

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