



L’avis de Karibou
Après avoir été plusieurs fois repoussé, LE film de zombie français sort enfin sur les écrans. Scénarisé et réalisé entre autres par le sympathique Yannick Dahan (qui animait la meilleure émission de cinéma sur le PAF), La Horde, bien qu’agréable, n’évite pas un certain écueil propre aux premiers films.
Banlieue Parisienne. Après l’assassinat de l’un d’entre eux, quatre flics décident d’aller faire justice dans un HLM abandonné. Malheureusement, des zombies arrivent, et les policiers et les malfrats vont devoir faire équipe pour se sortir de cet enfer.
Il est clair que le pitch fait tout de suite penser à une variation de Assaut de John Carpenter sans pour autant arriver à y mettre une vraie logique dans les comportements des personnages. Le film démarre très vite, peut-être trop, et le marché que passent les deux camps sonne un peu creux. Il y a à peine 10mn ils voulaient s’entretuer et après une rapide discussion, tout le monde semble d’accord pour se serrer les coudes. Une narration un peu moins rapide n’aurait pas été un mal car là on passe directement en suspension d’incrédulité.
Bien que 1er degré, La Horde n’hésite pas à se la jouer action des années 80 avec moultes répliques badass mais là aussi le bât blesse. On y sent pas une auto-dérision ou une punchline rigolote et certaines scènes d’humour tirent trop en longueur.
Quand je parle de l’écueil de la première oeuvre, je pense surtout au niveau des inspirations, des hommages, des clins d’oeils qui se font trop sentir. On sent que Dahan et Rocher sont des gros cinéphiles mais ils n’ont passez filtré leur passion. On a des fois l’impression de voir un film de fans qui veulent rendre hommage à tous leurs héros. Même si La Horde garde une vraie identité, elle se dilue dans la succession de clins d’oeil.
Niveau réalisation, les deux compères n’ont pas à rougir face à d’autres jeunes réalisateurs. Quelques plans bien sentis parlent très bien et informent le spectateur du déroulement de l’histoire et les combats se targuent d’être lisibles pour la plupart.
Maintenant, reste à voir ce qu’ils nous préparent de nouveau en ayant analyser et compris leurs erreurs. On vous attend, you punk motherfuckers!
















