



L’avis de Mysterarts
Les comédies françaises romantiques, ce n’est pas ça qui manque. Il arrive parfois qu’au milieu du tas de niaiseries divertissantes mais sans intérêt, un film parvienne à sortir du lot. L’Arnacoeur est de ceux-là. Bah oui, sinon je ne vous en parlerais même pas.
Il est ici question d’Alex, joué par Romain Duris, on ne le présente plus, qui pratique l’étonnant métier de briseur de couples professionnel. Avec son équipe (sa soeur et son beau frère), il ouvre les yeux à des femmes malheureuses pour leur redonner leur liberté. Moyennant finance bien entendu, de la part du commanditaire : un frère, un père par exemple, qui ne supporte pas leur conjoint.
Comme on pouvait s’y attendre, vient un jour, un contrat un peu plus difficile. Cette fois, la jeune femme à « libérer » s’apprête à se marier, et n’est pas du tout malheureuse. L’histoire aurait dû s’arrêter là, puisque Alex ne « pratique » que sur dame triste. Seulement voilà, dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l’on veut, et l’on doit parfois mettre ses principes de côté. Grand bien lui fasse !
J’allais écrire un paragraphe sur la suite de l’histoire, mais en fait, l’enchaînement est si prévisible que ça serait gâché du pixel. Comme vous l’aurez compris, L’Arnacoeur ne brille pas spécialement par son scénario imprévisible et original, bien que la situation initiale et le personnage soit atypique. La recette du succès est ailleurs…
Le jeu des acteurs tout d’abord – commençons par là, ce sera fait – est plus que correct ! Duris, dans un rôle inhabituel, est superbe en dragueur sûr de lui. Paradis est toujours aussi inaccessible et froide, donc dans son personnage. Les deux zigotos qui forment la petite entreprise : Julie Ferrier et François Damiens (dit « l’embrouille », pour ceux qui connaissent), font un petit couple plein de vie qui ne manquera pas de vous faire sourire. Oui parce que c’est aussi une comédie, et de ce côté là, ça fonctionne encore !
Il est intéressant de noter également, que le côté technique n’est pas en reste. La photo du film est travaillée, teintée de couleurs chaudes et méditerranéennes. La caméra bouge bien, presque aussi gracieusement que Duris répétant les pas de Dirty Dancing.
Finalement, L’Arnacoeur nous propose un bon moment, plein de charme, de rires et même d’émotions. Peu importe si le scénario est prévisible, nous avons affaire à un film qui, après nous avoir séduit, captivé et enchanté, ne se révélera pas être une imposture.















