





L’avis de Mysterarts
On entend parler d’eux partout, c’est la mode de ces dernières années : les stars, les hommes politiques, et même toi, petit être fragile simple et innocent, tu peux y faire appel, il s’agit bien sûr des coachs. Oui parce qu’en plus, on a décidé de garder le terme anglais, il avait quelque chose de percutant, et il faut bien ça. Remarque, tant mieux : la première traduction de Google pour coach étant « autobus », on comprend ce choix.
Parenthèse sur ce phénomène de mode fermée, intéressons nous à son application dans le cinéma. Autant dire tout de suite ce à quoi j’ai tout de suite pensé pendant le film : c’est du déjà vu ! Le coup du coach qui apprend entre autre à séduire les femmes (je pense à Hitch par exemple), bah je ne sais pas pourquoi, mais ça sent le réchauffé. (Par contre, y’a une technique précise pour ça ? D’après ce genre de film oui : c’est ce qui doit plaire aux gens, ça rassure, j’imagine…). Plus généralement, le concept du binôme constitué de deux personnes très, mais alors très éloignées, que tout oppose, dont on est sûr qu’on ne les verra jamais amis, tu vois : de caractères, de look, de mentalité ; et pis par la magie d’un scénario très recherché, finissent limite paxées et bah moi je dis : « où vont-il chercher tout ça ? ». On reprend la recette qui va souvent de pair : le premier est là pour aider et le second, ce qu’il va réussir mais qui va finalement finir par faire évoluer le premier sans qu’on s’y attende. Comme c’est une comédie, le film compte évidemment sur ses gags pour divertir, et forcément, y’en a pas mal de prévisibles…
Maintenant que je me suis bien lâché sur ce pauvre film qui m’avait rien fait, je pose une question : est-on vraiment obligé de trouver un concept original, un scénario jamais vu, pour faire un film potable ? Pour ma part, je dirais : pas forcément. Alors bien sûr, ce film ne m’aura pas fait évolué, fait réfléchir sur la condition humaine ou fait voir une facette de notre société que je ne connaissais pas, mais il m’a divertit. Un film ayant cette unique fonction pourra difficilement être considéré comme un bon film, car il n’aura qu’effleuré la puissance du 7ème art, mais pour ce qui est de passer un bon moment, cela peut largement suffire. Tout cela pour dire que Le Coach n’est pas si fade que pourrait faire penser mon premier paragraphe : les deux acteurs tiennent leur rôle, JP Rouve est enfermé dans celui que sa tête l’oblige à avoir, mais c’est peut être là sa prison dorée, et le film est doté d’un scénario qui s’ajoute au concept du coaching : sans être extraordinaire, il ne laisse pas le spectateur à la dérive et le garde attentif. Enfin, même si je n’étais pas à genoux par terre, en train de me tenir les côtes pendant la séance, j’ai souri et même ri (si si !) plus d’une fois, alors de quoi je me plains ?
Un film qui ne laissera certainement pas une marque impérissable dans ma mémoire, mais qui aura eu le mérite de me faire passer une bonne soirée : un minimum, il me semble !














