



L’avis de Mysterarts
Qu’entends-je ? « Quoi de mieux pour Mysterarts, que de reprendre la rédaction de ses avis cinéma, avec « Moi, moche et méchant » ? ». Mais dites donc, je ne vous permets pas ! Je ne suis pas si méchant que ça…
Universal, voyant le gâteau « films d’animations blockbuster » prendre de plus en plus d’ampleur, voire même des lettres de noblesse avec Pixar, s’est empressé de créer son studio et de s’en couper une belle part. Une part plutôt alléchante, même, et je m’en explique.
Si tu décides de prendre pour héros un méchant, que dis-je… un super méchant, déjà, tu as mon attention. Bien sûr ! Les gentils sont souvent si niais, si classiques, si plats. Alors que les méchants, y z’ont du caractère, parfois de la classe, et normalement un humour bien décapant. Bref, j’aime les méchants !
Dans l’histoire qui nous intéresse aujourd’hui, le scélérat s’appelle Gru, il a un long nez pointu, et prend bien sûr un malin plaisir à jouer des mauvais tours. Seulement voilà, la société est ainsi faite, un jour arrive un plus jeune et plus talentueux méchant, qui prendra bien vite la tête du classement des supers vilains. (Et on veut reculer l’âge de la retraite, alors qu’il n’y a déjà plus de boulot pour les vieux !). N’écoutant que son coeur (et la haine de sa mère), il cherchera bien sûr à reprendre le dessus en volant rien de moins que la lune.
Jusque là, je suis complètement l’idée, j’adhère.
Las ! Ne voulant pas se couper de son fond de commerce, les gosses (dont on sait l’esprit limité), le scénario ne tardera pas à prendre la consistance d’un marshmallow. Non pas qu’il serait inexistant, hein ! Disons juste qu’il manque un peu de croustillant, et que le méchant qui aurait pu être jouissif devient bien vite une vraie guimauve, au contact de 3 gamines orphelines.
Même si j’en veux à ces dernières d’être responsables de la déchéance de Gru, faut avouer qu’elles sont bien marrantes. Mention particulière à la benjamine et sa bouille craquante ! Mouarf ! Voilà que je tombe à mon tour dans les niaiseries : je vous l’avais dit qu’elles étaient terribles.
Autres personnages à noter : les Minions, croisement entre Scrat (l’écureuil de l’Age de Glace) et un lapin crétin (jeu vidéo – français s’il vous plait – tout comme une bonne partie des créateurs de ce film). Ces petites bêtes attachantes, à l’élocution douteuse tout comme leur sens de l’humour, ne manqueront pas de vous extorquer quelques rires, notamment lors de saynètes intégrées au récit.
Car finalement, la vraie question est : « rit-on ? » (oui, elle est très courte cette vraie question, c’est sa force). Bonne nouvelle : oui ! Le film est bourré d’humour, de clins d’oeil et autres références. Certaines scènes sont de parfaits enchaînements de gags qui devraient toucher petits et grands. On n’est pas encore au niveau des meilleurs Pixar, à cause d’un scénario qui, lui, ne saura pas toujours proposer différentes lectures, mais « Moi, Moche et Méchant » remplit son contrat. Et pourtant, le film ne respecte pas son propre titre ! Il n’est ni méchant – dommage – ni moche – tant mieux !
















