Pandorum

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avkaribou

e_ee_ee_ve_ve_v L’avis de Karibou

Ça n’a absolument rien à voir avec le film que je vais critiquer, mais celui d’à coté, Le Coach, me fait rire, parce que dedans y’a Richard Berry, et qu’il a la réputation d’être un peu scatophile au lit. Voilà, c’était mon introduction.Mais je sais retomber sur mes pattes, puisqu’au vu de ma note, vous pouvez vous doutez que Pandorum ressemble un peu à un étron. Hé Hop! Transition réussie.

Le Caporal Bower se réveille d’un sommeil cryogénique sur un vaisseau spacial. Il ne se souvient de presque rien. Rejoins dans sa quête de vérité par un Dennis Quaid (qui a l’air bien moins constipé que dans Angles D’attaque) dans le même état que lui, ils vont aller de découverte en découverte tout en essayant de survivre dans une structure déserte. Mais est-elle vraiment si vide que ça ?

C’est simple, Pandorum part d’un bon concept mais se perd très vite en chemin, la faute à un scénario qui en fait trop. Beaucoup d’éléments se mettent en place peu à peu mais sont très peu exploités ou arrivent comme un cheveu sur la soupe pour permettre un rebondissement de plus. Il faudra attendre le dernier quart d’heure pour se souvenir pourquoi Bower traverse le vaisseau vu la tonne de nouveautés qui lui tombent sur la gueule. S’écartant très vite du huis-clos pour en faire un film dans la lignée d’Alien, avec une louche de Mad Max, d’horreur, de psycho-thriller et de Science-fiction, Pandorum passe pour un repas de Noël. Trop lourd et dur à digérer (à part si vous passez votre 25 décembre en Éthiopie). On pense directement à Doomsday de Neil Marshall (z’avez vu? Descend 2 sort bientôt et c’est tout pompé sur AlienS) qui jouait dans la catégorie de réalisateur cinéphile qui veut mettre tous les genres dans un métrage. Ça tombe mal quand on a déjà du mal à se concentrer sur un seul genre à la fois.

Ne reste pas grand chose à sauver en plus. La réalisation, sans doute pour cause de petit budget, nous massacre les combats à base de décadrages, de gros plans sur les corps et de flous, le casting s’en sort tout juste moyennement (avec pour se réveiller, Dennis Quaid qui cabotine à la fin), les décors n’ont rien d’originaux ou de folichon. Des couloirs métalliques, des portes et encore des couloirs métalliques. Le seul point qu’on peut encourager est le bon travail sur les méchants. Un look loin d’être original, mais quand ils ne se battent pas, on a droit à de jolis plans sur eux (l’enfant, la mer de corps à la fin).
Pour finir, Pandorum c’est le contraire de la maladie qui donne son titre au film. On ne tremble pas sous les effets minables d’horreur (grosse musique), on hallucine pas en voyant ce gâchis et on ne tue pas son voisin de siège (même si il mange du pop corn bruyamment). Dommage. Surtout au sujet du voisin de siège.

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