



L’avis de Mysterarts
Vous avez bien pris votre bouteille de secours ? J’espère, car dans Sanctum, elle vous sera plus qu’indispensable. Pour de bonnes (enfin, tout est relatif) et de mauvaises raisons. Immersion !
Je suis allé voir Sanctum pour la 3D et l’ambiance. La bande-annonce suffit pour savoir que l’on n’assistera pas à l’histoire de l’année, que les personnages ne nous troubleront pas par leur justesse et que les clichés et autres écueils hollywoodiens ne seront guère évités. Cependant, l’idée d’aller voir un peu dans les entrailles de la terre avec la technologie utilisée dans Avatar, m’intéressait ou du moins m’intriguait.
Par flemme ou par manque de contenu, je résumerais l’histoire en quelques mots : une équipe de spéléologues, le fils du chef, et leurs mécènes milliardaires explorent d’immenses galeries souterraines et sous-marines et se retrouvent coincés par un ouragan qui inonde la grotte. Et devinez quoi, ils vont chercher à en sortir, parce que sinon… sinon…
On sait que l’étiquette « 3D », collée à tour de bras sur les affiches de nos films est loin d’être un gage de qualité. Mais pour ma part, cette fois, c’est réussi. Autant le dire, elle n’est pas là pour amuser la galerie avec des effets de parcs d’attractions : pas de sortie d’écran par exemple. Par contre, on sent que les acteurs ont été filmés en 3D, et non pas mis en profondeur en post-prod. En plus, j’ai trouvé qu’il y avait un vrai effort pour éviter les maux de tête. Pour résumer : on s’y croit plutôt, objectif atteint.
Hélas, une bonne technique ne suffit pas à faire un bon film ! Il faut aussi un scénario, ici beaucoup trop convenu et classique et il faut des acteurs crédibles pour le jouer (j’avoue, je l’ai vu en VF, et la voix du jeune héros a certainement empiré les choses, en mode bisounours). On n’est quand même pas dans le nanard ultime : l’enchaînement des catastrophes évite aux personnages d’être ridicules bien longtemps. Puisqu’ils meurent assez rapidement.
Ce ne sera pas un spoil pour vous je l’espère, mais dans ce film, les gens ne survivent pas tous. Et je dois dire que c’est ce qui le rend un brin attachant à mes yeux (niark niark !). Vous connaissez les films Destination Finale ? Et bien c’est la version sérieuse. Les pauvres spéléologues sont bien malmenés, et se prennent dans la face toutes les horribles choses que l’on peut vivre en profondeur. Tout leur manque : de l’oxygène, des vivres, des batteries, des médicaments, de la lumière. Et il faut admettre que de notre côté, même bien calés dans notre fauteuil confortable, on finit par s’inquiéter. Ce n’est pas le film angoissant de la décennie, je n’ai pas suffoqué de terreur, mais en tirant sur la corde sensible des peurs des profondeurs, le film parvient tout de même à nous capter.
Vous vous souvenez de la bouteille que je vous avais dit de prendre ? Elle vous sera indispensable pour survivre avec la fine équipe, dans ce milieu si hostile. Mais vous risquez de la consommer trop vite en cherchant à remonter à la surface, laissant le scénario là où vous l’avez trouvé : bien bas.
















